| 23 December 2011 | 3 Comments
 
 

Tunisian President Moncef Marzouki and UTICA President Wided Bouchamaoui

Following the announcement of the composition of the new government, Tunisia’s leaders finally begin to shift their attention away from political jockeying, and toward the country’s most pressing issue: The economy.

Today, Tunisia’s newly elected Interim President, Moncef Marzouki, held a press conference with the Tunisian Union of Industry, Commerce and Handcraft (UTICA), to shed light on the various factors contributing to Tunisia’s economic predicament. “Our new democratic system is doomed to failure, if we do not succeed in restarting Tunisia’s economic engine. People want freedom, but also want bread”, stated Marzouki.

President of UTICA, Wided Bouchamaoui, explained that current domestic unrest has exacerbated Tunisia’s delicate economic situation. “Random strikes and sit-ins have led to the economic instability our country now faces. These disturbances have disabled a number of corporations and have shaken the confidence of domestic and foreign investors.”

In a recent interview, Bouchamaoui expressed fears that Tunisia’s primary supplier of natural gas, British Gas, could potentially reconsider its investment in the Tunisian economy in light of the volatile economic environment. “Foreign investors do not adjust well to instability. They only invest if security is assured,” she said.

Concerns regarding economic insecurity as a byproduct of unrest have been aggravated with the recent announcement of the permanent closure of the Yazaki plant in Om Larayes, Gafsa. The shutdown was purportedly caused by disruptions in production due to recent strikes amongst the work force.

Recent reports have reiterated the severity of the economic slump the country is currently enduring on the national level. Foreign investment in Tunisia dropped by a substantial 20.5% during the past 11 months. Additionally, 153 foreign ventures have ceased their activities in the country over the course of last year. To make matters worse, 1.13 million TD have been lost from the tourism sector due to a drop in profits by 33.7% between January and December of 2011. These figures highlight the magnitude of the deficit in foreign confidence regarding the Tunisian economy.

In his recent address to the Constituent Assembly, Hamadi Jebali gave recognition to many of these pervasive economic concerns. In his speech, he touched upon the need to prioritize investment in Tunisia’s isolated regions, many of which were economically marginalized throughout the previous administration. He proposed expanding the public sector by 20-25 thousand positions, as a means of alleviating the pressure of Tunisia’s widespread unemployment. Jebali also suggested the use of micro loans to integrate Tunisian youth into the job market.

However, in spite of his assurances, Jebali provided few tangible solutions to overcome the current economic obstacles Tunisians continue to face.

As the winter cold settles in, and disturbances in production limit the distribution of essential goods (food and gas) to those in need,  all eyes are now turned toward Tunisia’s leaders to deliver the country from economic paralysis and to address the issues at the core of Tunisia’s Revolution.


Comments (3)

Trackback URL | Comments RSS Feed

  1. La Tunisie a besoin d’une politique conjoncturelle à court-terme dont l’action est prompte dans le temps. L’objectif est de garantir un équilibre entre politique monétaire (taux d’intérêts), la politique budgétaire (dépenses et investissements publics), politique fiscale (impôts), politique sociale, politique des salaires et le taux de change. Nous obtenons ainsi un problème socio-économique dont la base sont les mathématiques d’optimisation. En Tunisie nos politiciens ont souvent surestimé le degré d’efficacité de la politique monétaire et lui confèrent ainsi un rôle prédominant alors qu’elle est en réalité un complément indispensable aux autres politiques d’intervention. L’idée intuitive que tous les paramètres vont s’adapter automatiquement aux variations (choix) de la politique monétaire n’est pas toujours vérifiée. Le cas extrême est celui du parti politique Ennahdha qui veut même abolir complètement toute sorte de politique monétaire (argent facile et sans taux d’intérêts). Si nous appliquons la politique monétaire dictée par Ennahdha on va aboutir à un endettement additionnel, à une inflation sans limite, à une dégradation de la balance commerciale (hausse des importations) et à une fuite des capitaux. La politique monétaire proposée par Ennahdha va être à l’origine d’un collapse de notre système monétaire et ainsi de toute notre économie. Cette idée d’argent gratuit (banques sans taux d’intérêt) ayant pour but d’abolir le taux d’intérêt ne peut pas fonctionner et va nous conduire dans une impasse. Les techniques de la politique monétaire sont plus complexes et plus raffinées que les propositions simples du Parti Ennahdha. Il y a une combinaison de plusieurs facteurs dont la complexité ne doit rien laisser au hasard. Les propositions d’Ennahdha ne peuvent fonctionner que si les pays riches arabes nous offrent annuellement des centaines de millions de dollars (bien sûr en devises étrangères) … Soyons, plus sérieux!
    Une chose est évidente est que la crise économique en Tunisie n’est pas liée à la baisse de la demande privée (comme dans les pays du nord). Le peuple tunisien veut consommer mais il n’y a pas assez pour tout le monde. Donner de l’argent au peuple sans taux d’intérêt (comme le désire Ennahdha) va entraîner le pays dans une vraie catastrophe. On va bouffer le peu que l’on a et on va mourir de faim. Par contre en Allemagne, les déficits de la baisse de la demande privée sont remplacés par la demande publique (politique budgétaire) et équilibrés par une politique monétaire expansionniste (la baisse des taux d’intérêt). Car l’Allemagne contrairement à la Tunisie a une très forte productivité et l’offre dépasse de loin la demande! Par contre, en Tunisie, nous devons limiter la demande privée en limitant la masse d’argent en circulation afin d’éviter un collapse économique (sinon on aura une inflation sans limite et le litre de lait va coûter du jour au lendemain 30 dinars). La formule classique utilisée par les pays du nord qui consiste à dire: “il n’y a pas de relance si la politique monétaire n’engendre pas une hausse de la demande” n’est pas applicable en Tunisie. En Tunisie, la demande est là, mais la productivité est faible et le prix de revient est très haut. Une solution possible est la baisse de la fiscalité, l’augmentation de l’offre grâce à une meilleure productivité, minimiser le prix de revient, équilibre budgétaire, minimiser les dépenses sociales et augmenter progressivement la masse d’argent en circulation afin que l’offre ainsi crée sera absorbée par la demande. Une politique d’expansion monétaire (crédit facile et sans taux d’intérêt) comme le désire Ennahdha ne peut que favoriser le développement de l’inflation. Il faut que l’activité économique augmente plus vite que La masse monétaire dans notre pays. Sinon on aura un accroissement anormal de la quantité de monnaie par rapport au volume de la production. Ça sera le grand collapse et la fin de la démocratie. La question est comment assurer l’autosuffisance et la stabilité des prix dans un temps record. Pour cela, il suffit de transformer notre agriculture traditionnelle, en la dotant d’équipements et de techniques d’avant-garde. L’agriculture moderne nécessite des techniques avancées, des équipements de haute performance et des agriculteurs qualifiés. Il nous faut un haut rendement, une excellente qualité, une grande rentabilité et un bon écosystème. Le développement de la productivité agricole est un but primordial de la construction de la nouvelle Tunisie. Le mode de production agricole caractérisé par les systèmes d’irrigation classiques et de labour traditionnel n’est plus suffisant afin de nourrir 11 Millions de Tunisien. Afin de développer une agriculture moderne, il est important de la transformer et la doter des techniques modernes de l’hydro-culture. Puis, il faut augmenter les investissements dans les régions rurales, soutenir financièrement les agriculteurs. Parallèlement, il faut pratiquer des politiques économiques structurelles qui ont une action à long terme. Par exemple une politique industrielle comme l’encouragement de la production artificielle des engrais agricoles et de l’industrie chimique.

    Dr. Jamel Tazarki
    http://www.go4tunisia.de
    Allemagne

Leave a feed back